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Communiqué de presse du 29 août 2003:Greenpeace dénonce le faux semblant de dialogue sur l’OMCA moins de deux semaines de l’ouverture de la 5e réunion ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Cancun (Mexique), Greenpeace dénonce le manque de dialogue et de transparence qui caractérise l’approche du gouvernement luxembourgeois en matière de négociations de l’OMC. Répondant à une invitation du Ministère des Affaires Etrangères du 20 août (sic), Greenpeace a dû constater lors de la réunion de jeudi dernier que le gouvernement luxembourgeois persiste dans son mutisme et son immobilisme face aux exigences de la société civile. «Consulter la société civile aujourd’hui alors que le mandat de négociation pour Cancun a été décidé début juillet révèle d’un fort goût de moutarde après dîner», dit Pascal Husting, directeur de Greenpeace Luxembourg. «L’échec de Seattle en 1999 n’a manifestement pas servi de leçon au gouvernement luxembourgeois. Face à une société civile qui prend de plus en plus conscience de l’enjeu primordial des questions traitées au niveau de l’OMC, le gouvernement continue d’opérer dans la tradition d’opacité totale qui caractérise l’OMC elle-même depuis sa création en 1995». Après Seattle, les responsables politiques avaient dit vouloir engager un dialogue structuré et continu avec les organisations de développement, de l’environnement, des droits de l’homme, les syndicats et autres. Mais cette ouverture timide n’a duré que le temps de 3 réunions conjointes, la dernière en date s’étant tenue le 19 juillet 2001. Ce n’est qu’à quelques jours du départ pour Cancun que le gouvernement s’est rendu compte qu’il avait manqué à ses promesses. Ceci est d’autant plus incompréhensible que le gouvernement, qui se plaint de ne disposer que de peu de ressources humaines pour accompagner efficacement de telles négociations, devrait avoir un intérêt propre à s’associer les compétences prouvées des ONGs et syndicats qui opèrent souvent dans des contextes multinationaux et multilatéraux. Greenpeace reste persuadé qu’une organisation mondiale du commerce a sa raison d’être, qu’il n’y a pas d’alternative à une approche multilatérale en matière de commerce. Un tel régime commercial multilatéral doit se fonder sur une optimisation du bien-être social et environnemental. La libéralisation du commerce comme une fin en soi, tel que prôné actuellement par l’OMC, contribue par contre fortement à une aggravation des inégalités sociales et à une dégradation de l’environnement. C’est pourquoi Greenpeace demande aux gouvernements d’effectuer une évaluation approfondie des règles régissant le commerce international et de réorienter ce système vers un modèle dont le développement durable et les droits sociaux sont les pierres angulaires. «Ce n’est qu’en garantissant un processus transparent et équilibré que les gouvernements seront à même d’amorcer ce changement profond vers un commerce sûr pour l’homme et l’environnement. Greenpeace refusera dorénavant tout scénario d’apaisement tel que pratiqué jusqu’à présent par le gouvernement luxembourgeois. Nous exigeons un dialogue réel entre acteurs de la société civile et acteurs politiques», conclut Husting. |
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