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Communiqué
de presse du 22 août 2003:
Sauvez le climat –
Changez de courant
Greenpeace Luxembourg a présenté ce matin une première colonne
d’affichage dans le cadre de sa campagne pour l’utilisation du «courant
vert». La colonne d’affichage, qui a été placée sur la place Guillaume
devant la Mairie de la ville de Luxembourg, est nommé «Sauvez le climat –
changez de courant». L’affiche montre un paysage naturel qui est pollué par des
gouttes de pétrole et par des déchets nucléaires et lance un appel aux passants
à «changer de courant». Sur une
bande de texte le public est informé de la composition moyenne du courant en
Europe («Eurostrommix»). Lors de la production d’un kilowattheure (kWh)
d’électricité, 450 g de CO2 (dioxyde de carbone), 2 g de NOx (oxydes d’azote) et
3 g de SO2 (dioxyde de soufre) sont émis et des déchets nucléaires avec un
potentiel de radiation de 30 millions de becquerels par kWh sont produits.
«Le but de notre action est de montrer au public la manière dont est produit le
courant électrique qui est utilisé par les habitants de la ville de Luxembourg,
par les services communaux et les bâtiments publics», a déclaré Roger Spautz de
Greenpeace.
Depuis quelques mois le distributeur d’électricité CEGEDEL offre à ses clients
le tarif de courant vert «nova naturstroum». L’électricité à ce tarif est
fournie par la coopérative allemande
Greenpeace energy eG. Greenpeace regrette que la ville de Luxembourg, comme
propriétaire du réseau électrique de ville, n’ait pas encore pris une décision
en faveur de l’introduction du courant vert. Les habitants de la ville de
Luxembourg ainsi que les bâtiments publics sont jusqu’à ce jour approvisionnés
en électricité provenant en plus grande partie de la société allemande RWE qui
est produite surtout dans des centrales nucléaires et des centrales thermiques
au charbon néfastes pour le climat. «Nous appellons à tous les habitants de la
ville de demander à leur bourgmestre de ne plus tarder à leur donner la
possibilité de se brancher au courant vert», poursuit Spautz. A ces fins,
Greenpeace a préparé une action
courriel sur son site web.
Vu les signes alarmants du réchauffement constant de la planète et l’incertitude
toujours totale sur la question de l’emplacement du stockage final sûr des
déchets nucléaires produits quotidiennement par les centrales nucléaires, il est
temps que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités et entament des
actions pour inverser ces tendances. En utilisant du courant vert, chaque
particulier et chaque commune peuvent faire une contribution contre le
réchauffement planétaire.
D’après les critères de Greenpeace, l’électricité propre c’est au moins 50%
d’électricité produite par l’énergie éolienne, hydraulique, solaire et de la
biomasse et au plus 50% d’énergie produite par des centrales de cogénération à
gaz (PCCE) ayant une efficience énergétique d’au moins 70%. La proportion de
l’énergie solaire doit s’élever à au moins 1%. L’origine et la quantité de
l’électricité fournie doivent être surveillées en permanence et contrôlées par
un expert indépendant. D’autant plus, l’électricité doit être injectée en
synchronisation avec l’utilisation. Ceci garantit une rupture définitive avec
les distributeurs traditionnels.
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