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10.10.01 -- Protest gegen Patent auf Brustkrebsgen

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Pressecommuniqué vom 10. Oktober 2001:

Patent auf Brustkrebsgen: Greenpeace fordert Gesundheitsminister Wagner zum sofortigen Handeln auf

Luxemburg-Stadt - Mit einer Aktion bei der Villa Louvigny, dem Sitz des luxemburgischen Gesundheitsministeriums, machten Mitglieder der Umweltschutzorganisation Greenpeace heute auf die drohenden Auswirkungen der europäischen Biopatentdirektive auf Medizin und Forschung aufmerksam. Drei Aktivisten befestigten ein Banner mit der Aufschrift "Santé publique menacée - Pas de Brevets sur le Vivant" an der Fassade des Gesundheitsministeriums. Mehrere Aktivistinnen trugen Schilder mit der Aufschrift "Non au Brevet EP0705903 Cancer du Sein!". Sie überreichten dem zuständigen Minister Carlo Wagner ein Schreiben mit der Aufforderung, das Patent auf das Brustkrebsgen BRCA1 juristisch anzufechten.

"Es ist völlig inakzeptabel, dass einige wenige Firmen durch Patente auf menschliches Erbgut die medizinische Forschung kontrollieren und die Entwicklung neuer Heilverfahren oder Medikamente sogar blockieren können", sagt Martina Holbach von Greenpeace Luxemburg. "Während in Luxemburg wie in vielen anderen EU-Staaten über die Umsetzung der Patentdirektive debattiert wird, stellt uns das Europäische Patentamt tagtäglich vor vollendete Tatsachen und erteilt Patente auf menschliche Gene - ohne Rücksicht auf die möglichen Konsequenzen. Gesundheitsminister Wagner muss dafür sorgen, dass der allgemeine Gesundheitsschutz nicht den Profitinteressen einiger Pharmafirmen untergeordnet wird."

Nach Recherchen von Greenpeace hat das Europäische Patentamt (EPA) in München der US-amerikanischen Firma Myriad Ende Mai dieses Jahres ein Patent auf ein Gen erteilt, das für die Entstehung von Brustkrebs verantwortlich ist. Das sogenannte BRCA1-Gen wird neben seiner zentralen Rolle bei bestimmten Fällen von Brustkrebs auch mit Krebserkrankungen von Prostata und Dickdarm in Verbindung gebracht, zu denen Myriad laut Patentschrift nicht geforscht hat. Das Patent EP0705903 sichert der Firma umfassende Verwertungsrechte auf alle Funktionen des Gens, unabhängig davon, ob diese bei der Patentanmeldung bereits bekannt waren. Myriad hat damit ein Monopol auf alle Funktionen des Gens erhalten, obwohl die Firma nur Verfahren zur Diagnose von Brustkrebs entwickelt hat. Das bedeutet, dass andere Wissenschaftler und Firmen nur noch mit Zustimmung von Myriad und gegen Lizenzgebühren daran forschen und die Ergebnisse verwerten dürfen.

Mit der Erteilung des Patentes folgte das EPA der umstrittenen EU-Biopatentdirektive 98/44/EC. Die Direktive ist u.a. aufgrund ethischer Bedenken in vielen EU-Staaten noch nicht in nationales Recht umgesetzt worden. In Luxemburg wird derzeit ein Gesetzesvorschlag zur Umsetzung der Direktive von der parlamentarischen als auch von der nationalen Ethikkommission diskutiert. Neben Greenpeace und der Dritt-Welt-Organisation ASTM haben sich auch die katholische Kirche sowie die Fraktionen von CSV, LSAP und Déi Gréng gegen die Umsetzung der Direktive ausgesprochen und fordern die Regierung auf, eine Neuverhandlung auf EU-Ebene zu initiieren.

Am vergangenen Freitag hatte das Europaparlament in einer Resolution beschlossen, eine Klage gegen zwei Patente auf das Brustkrebsgen BRCA1 einzureichen. Das Europaparlament forderte desweiteren vom Europäischen Rat, der EU-Kommission und den EU-Mitgliedstaaten, die notwenigen Massnahmen zu ergreifen, damit das menschliche Erbgut für Forschungszwecke frei verfügbar bleibt. Das renommierte französische Institut Curie will zusammen mit dem französischen Gesundheitsministerium Klage gegen ein weiteres Patent auf das BRCA1-Gen eingereichen.

Gestern hatte der Europäische Gerichtshof die Klage der Niederlande und Italien gegen die EU-Biopatentdirektive abgewiesen. Nach Meinung des EuGH widerspricht die Direktive nicht den rechtlichen Grundlagen der Europäischen Union.

"Das Patent EP0705903 ist nur eines von vielen Beispielen für die zunehmende Patentierung des menschlichen Erbguts durch Privatfirmen. Weitere Patentanträge, die die Erforschung bedeutender Krankheiten betreffen, liegen dem Patentamt bereits vor," so Martina Holbach. "Mit Hinblick auf das Urteils des EuGHs ist eine baldige politische Lösung dringender denn je. Greenpeace fordert daher die luxemburgische Regierung nochmals auf, sich schnellstmöglich für eine Überarbeitung der Direktive einzusetzen."

Weitere Informationen zum Thema "Kein Patent auf Leben!" finden Sie auf  www.genopoly.lu

Communiqué de presse du 10 octobre 2001:

Brevet sur le gène du cancer du sein: Greenpeace exige une action immédiate de la part du ministre de la santé

Luxembourg-Ville - Afin de rendre attentif aux conséquences menaçantes pour la médecine et la recherche se dégageant de la directive européenne sur la protection des inventions biotechnologiques 98/44/EC, des militants de l'association écologiste Greenpeace ont organisé ce matin une action de protestation devant la Villa Louvigny, le siège du ministère de la santé luxembourgeois. Trois activistes attachèrent une bannière à la façade du bâtiment portant le message " Santé publique menacée - Pas de Brevets sur le Vivant ! ", tandis que plusieurs femmes-activistes portèrent des panneaux avec la demande " Non au brevet EP0705903 Cancer du Sein ! ". Elles présentèrent au ministre Carlo Wagner une lettre demandant d' engager une action en justice contre le brevet sur le gène du cancer du sein BRCA1.

" Il est inacceptable que par le moyen des brevets, un petit nombre d' entreprises puisse contrôler la recherche médicale et même bloquer le développement de nouveaux médicaments ou de nouvelles thérapies" a dit Martina Holbach de Greenpeace Luxembourg. " Alors qu'à Luxembourg comme dans beaucoup d'autres états de l'Union européenne la transposition de la directive 98/44/EC fait l'objet de discussions intenses, l'Office Européen des Brevets (OEB) nous met devant le fait accompli et délivre des brevets sur des gènes humains sans prendre en considération les conséquences possibles. Le ministre de la santé Carlo Wagner doit s'employer immédiatement à ce que la protection de la santé publique ne soit pas subordonnée aux intérêts de quelques entreprises pharmaceutiques."

D'après des recherches de Greenpeace, l'OEB à Munich a délivré fin mai de cette année un brevet à l'entreprise américaine Myriad sur le gène BRCA1 qui est responsable de la formation d'un cancer du sein. Outre son rôle central dans certains cas de cancer du sein, ce gène est aussi mis en relation avec le cancer de la prostate et de l'intestin, qui cependant ne faisaient pas l'objet de recherches de la part de Myriad. Le brevet EP0705903 assure à l'entreprise des licences étendues à toutes les fonctions du gène, indépendamment du fait si ces fonctions étaient connues lors de la demande de brevet ou non. Myriad détient ainsi un monopole sur toutes les fonctions du gène, bien que l'entreprise n'ait développé que des procédures de diagnostic du cancer du sein. Cela signifie que toute autre recherche sur ce gène et les résultats qui en découlent sont soumis à l'approbation de Myriad - contre payement des licences afférentes.

Avec l'octroi du brevet, l'OEB a appliqué la directive européenne sur la brevetabilité des inventions biotechnologiques 98/44/EC. Dans la plupart des états de l'Union Européenne, cette directive très contestée n'a pas encore été transposée en droit national, entre autre pour des raisons d'éthique. À Luxembourg, une proposition de loi concernant la transposition de la directive est actuellement examinée par une commission parlementaire ainsi que par la commission nationale d'éthique. Outre Greenpeace et l'organisation tiers-mondiste ASTM, l'église catholique ainsi que les fractions du PCS, du POSL et Déi Gréng se sont également prononcées contre la transposition de la directive et exigent du gouvernement d'initier une renégociation de la directive sur le plan européen.

Dans une résolution datant de vendredi passé, le Parlement Européen avait décidé de porter plainte contre deux brevets sur le gène du cancer du sein BRCA1. En outre, le Parlement européen a exigé du Conseil Européen, de la Commission de l'UE et des États membres de prendre les mesures nécessaires afin que le génome humain reste librement disponible pour la recherche scientifique. Le très renommé Institut Curie a annoncé de porter plainte contre un autre brevet sur le gène BRCA1 en collaboration avec le ministère de la santé français.

Hier, la Cour de Justice Européenne avait rejeté la plainte des Pays-Bas et de l'Italie contre la directive 98/44/EC. Selon la Cour, la directive n'est pas contraire aux bases juridiques de l'Union européenne.

" Le brevet EP0705903 n'est qu'un exemple pour la pratique sans cesse croissante du brevetage du génome humain par des entreprises privées. D'autres demandes de brevet qui concernent des maladies importantes sont déjà à l'étude à l'Office des brevets à Munich, " dit Martina Holbach. " En vue du jugement de la Cour de Justice Européenne, une solution politique est plus urgente que jamais. Greenpeace réitère donc sa demande au gouvernement luxembourgeois de s'engager pour une renégociacion de la directive dans les meilleurs délais ".

Pour des informations supplémentaires, veuillez consulter le site internet www.genopoly.lu (en langue allemande).


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